Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens

Une nef orthodoxe, c’est un peu la caverne d’Ali Baba repeuplée d’icônes et de cierges effilés.
« Je m’en éloignai un peu pour m’asseoir dans une des stalles les plus éloignées du chœur, et en [...] regardant j’imaginais que toute cette structure s’était élevée par « magie subtile », comme dans un souffle. »
William BECKFORD, Italy, with sketches of Spain and Portugal, Philadelphia, Key & Biddle, 1834, tome 1, p.215 et suivantes.
La foi de générations entières palpite dans les pampilles de cristal et dans les ex-votos colorés qui surpeuplent les chapelles, entassés comme des médailles de généraux morts depuis longtemps. Elle se reflète dans l’éclat des lampes des Mille et Une Nuits, crépite le long du polyptyque ancien auquel elle semble donner vie, et bondit dans le ciel méditerranéen à travers l’occulus de la voûte.
Chapelle du monastère de Pandéleimonas, île de Tilos, Grèce


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